La leçon d’André Malraux

Dans les années 1950-1960, les quartiers du Vieux Lyon ou encore du Marais à Paris  étaient populaires, en mauvais état et laissés à l’abandon. Ils ont échappé à la démolition par une volonté politique. Aujourd’hui rénovés, ils attirent des millions de touristes par an.

« Les nations […] ont découvert que l’âme [du] passé n’est pas faite que de chefs-d’œuvre, qu’en architecture un chef-d’œuvre isolé risque d’être un chef-d’œuvre mort ; que si le palais de Versailles, la cathédrale de Chartres appartiennent aux plus nobles songes des hommes, ce palais et cette cathédrale entourés de gratte-ciel n’appartiendraient qu’à l’archéologie ; que si nous laissions détruire ces vieux quais de la Seine semblables à des lithographies romantiques, il semblerait que nous chassions de Paris le génie de Daumier et l’ombre de Baudelaire. » (André Malraux à l’assemblée nationale, le 23 juillet 1962)

Construire l’avenir du quartier Moncey Ballanche c’est montrer que la Guillotière aussi détient un patrimoine architectural remarquable, témoin de son histoire et de celle de Lyon.